34 cas de phobie des transports étudiés.
33 guérisons : 30 après une séance. 3 après deux séances.
1 échec : abandon après 3 séances.
Temps moyen total pour atteindre la guérison : entre 30 minutes et 1 heure.

Pour en savoir plus sur les modalités de cette étude, consultez le site www.tipi.fr

La phobie des transports se construit toujours à partir d’un événement procurant des sensations de glissade incontrôlée, d’accélération soudaine et de déplacement inattendu. Ces sensations se retrouvent potentiellement dans trois événements indépendants.
1. Évacuation d’un jumeau non viable (50 % des cas étudiés) – Abordée dans l’agoraphobie, l’évacuation d’un jumeau bi-amniotique provoque parfois des accélérations très puissantes. Au commencement du processus, l’effet de rotation peut être perçu comme un véritable typhon et, ensuite, la dépression crée une aspiration souvent saisissante et intense. La combinaison de ces deux sensations se marque dans la mémoire sensorielle et s’active à chaque nouvelle occasion, notamment lors d’accélérations dans des courbes en voiture, métro, tramways ou encore en avion dès qu’il penche latéralement.
Le vertige rotatoire qui se matérialise par une sensation de tournis et de nausée trouve également sa source dans cet événement.
2. Rupture précoce ou prématurée de la poche des eaux (30% des cas étudiés) – L’ensemble des descriptions disponibles permettent mal de dégager un contour précis de cet événement. Il semble néanmoins que la rupture de la poche amniotique précipite bel et bien le fœtus de la partie haute de la poche vers le bassin maternel. De l’extérieur, le trajet ne parait pas très long mais les différents revécus le décrivent comme une chute interminable. Le caractère soudain et imprévisible de l’événement ajoute certainement à l’intensité de la sensation. L’écoulement intempestif du liquide amniotique fait également passer le bébé, sans transition, d’un univers relativement ample, confortable et protégé, dans lequel il peut encore bouger, à un contact direct avec la structure osseuse et musculaire de la mère qui le comprime fortement et ne lui laisse plus aucune autonomie de mouvement. En résumé, après un saut dans le vide angoissant, il se sent broyé et ne maîtrise plus rien de sa situation, ce qui le prédispose particulièrement à la peur de la vitesse en voiture, généralement sur autoroute, dans une circulation dense ou dans les transports en commun bondés et, à plus forte raison, dans les airs ou en sous-sol.
Enfin, lors de la rupture de la poche des eaux, si le cordon ombilical sort en même temps que le liquide amniotique, son écrasement lors du passage du fœtus à travers le bassin maternel risque de provoquer une asphyxie : dans ce cas, la phobie des transports est liée à une claustrophobie.
3. Sorties intempestives et manipulations abruptes du bébé à sa naissance (20 % des cas étudiés) – Tout d’abord, les appellations « intempestives » et « abruptes » prennent en compte le ressenti des participants qui est peut-être exagéré par rapport à la réalité. Néanmoins, plusieurs observations semblent confirmer la crédibilité de ces revécus.
Concernant les sorties intempestives, l’un des récits décrivant une véritable chute avec choc à l’arrivée, a été, a posteriori, validé. A noter chez ces phobiques l’apparition systématique, à proximité du vide, d’une forte tension ou d’une douleur physique très localisée qui correspond toujours précisément au point d’impact d’un choc à la naissance.
Par ailleurs, concernant les manipulations abruptes, trois participants ont signalé être nés avec un cordon en bretelle : le nombre de cas est insuffisant pour généraliser mais la relation entre les manipulations maladroites pour démêler les bébés de leur cordon et les phobies des transports semble cohérente et sera intéressante à étudier sur un panel plus important.
Les sorties intempestives provoquent plus particulièrement, par la suite, des vertiges linéaires alors que les manipulations abruptes induisent, presque exclusivement, la phobie des « trous d’airs ». À l’inverse de ces spécialisations, les deux événements réunis forment un terrain propice à toutes les variantes de la phobie des transports.
De l’ensemble des récits étudiés, il ressort qu’une grande attention doit être apportée à la sortie du bébé et surtout à sa manipulation, qui doit être effectuée lentement et avec une extrême sobriété de mouvement.
Un participant, après 3 séances donnant lieu à une guérison momentanée suite à la première séance et à des améliorations plus ou moins décisives après les séances suivantes, n’a pas souhaité aller plus loin. Sa phobie des transports était étroitement liée à un état dépressif et à la survenue d’angoisses qui ont, semble-t-il, interféré avec le processus de guérison. Ce cumul de souffrances n’a pourtant pas empêché, dans d’autres cas, un traitement autonome et une guérison définitive. Aucun enseignement net et constructif n’a émergé de cet échec.

Pour accéder à l’étude complète sur la phobie des transports, commandez le livre de Luc Nicon « Tipi : technique d’identification des peurs inconscientes » aux éditions « Emotion Forte« .

A travers ce site, nous proposons une approche simple et très efficace pour guérir les phobies.

 

Entre 2003 et 2006, dans le cadre d'un protocole de recherche, nous avons réalisé une étude portant sur 278 personnes en souffrance chronique. Les 127 personnes atteintes de phobie sont totalement venues à bout de la souffrance émotionnelle qui les handicapait. Dans plus de 80% des cas, la guérison est intervenue en une seule séance (5 personnes n'ont pas été prises en compte dans cette étude après avoir renoncé à la suite d'une première séance sans résultat). Ces chiffres peuvent paraître provocateurs tant ils sont incroyables : ils ne sont pourtant que le rapport réel et sincère de cette étude.

 

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